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Discrétisation des équations de la physique - Méthode des différences finies
Approximation de la dérivée d'une fonction
Les équations de la physique sont le plus souvent des équations différentielles, ou équations aux dérivées partielles, c'est-à-dire des équations dont l'inconnue est une fonction et qui font intervenir cette fonction recherchée ainsi que ses dérivées (dérivées première, seconde, ...).
Par exemple, l'équation:
,
où
est la fonction recherchée, est
une équation différentielle (dite du premier ordre, car ne faisant
intervenir que la dérivée première
de
).
La dérivée d'une fonction
, que l'on suppose bien sûr dérivable, en
est la limite du taux de variation de la fonction:

où le quotient
est le taux de variation en
de la fonction
.
Ainsi la dérivée en
,
, est un taux de variation
infinitésimal.
La méthode dite des différences finies propose simplement de
remplacer ces taux de varations infinitésimaux par des taux de
variations finis
(la qualification de "fini" est faite par opposition à
infiniment petits).

L'approximation ainsi réalisée étant bien évidemment d'autant
meilleure que le pas
est choisi petit.
Maillage du domaine ou de l'intervalle d'étude
Imaginons que l'on ne connaisse pas la fonction
solution de l'équation
, ou que l'on ne sache pas
l'exprimer à l'aide de fonctions usuelles.
On peut néanmoins alors tenter calculer des valeurs approchées de
.
On découpe tout d'abord l'intervalle du problème, ici
en
intervalles, chacun de longueur
.
On numérote chacun des points obtenus:
,
,
, ...,
,
.
![\begin{pspicture}(-2,-1)(15,2)
\psline[linewidth=1.5pt]{->}(-1,0)(13,0)
\multi...
...$}
\psline[linewidth=1pt]{->}(7,0.7)(7.95,0.7)\rput(7.5,1){$h$}
\end{pspicture}](MathAppli/Simulation_Onde/Introduction/img20.png)
La suite des abscisses est une suite arithmétique de raison
:


Ce découpage de l'intervalle
s'appelle une
discrétisation, ou un maillage de l'intervalle.
Discrétisation des équations différentielles
Résoudre numériquement l'équation
signifie maintenant
déterminer des valeurs approchées de
,
,
, ...,
.
Pour simplifier un peu les notations, on introduit la suite
définie par


Une valeur approchée de la dérivée
est donnée par le taux de variation
de
en
(en choisissant un pas
assez petit):

ou encore, avec la suite introduite précédemment:

L'équation de départ
nous dit que,
pour tout
,
,
donc aussi, pour tout entier
,
,
soit

On aboutit ainsi à la relation de récurrence:


Finalement, la discrétisation de l'équation différentielle
s'écrit:

Cette dernière relation nous permet de calculer tous les termes de la
suite
, donc toutes les valeurs approchées prises par la fonction
.
Application numérique
Pour


Il se trouve que pour l'équation
, la solution est en
fait connue, il s'agit de la fonction exponentielle:
.
On a donc ainsi une bonne occasion d'observer l'efficacité de la méthode, en comparant les résultats approchés obtenus ci-dessus aux valeurs exactes.
Cette comparaison est effectuée sur le graphique suivant.
![]()
|
Pour aller plus loin: formules de Taylor
L'expression utilisée pour approximer la dérivée était:

dans la mesure où

Cette expression peut se réécrire sous la forme,

Cette expression est plus précisément la formule de Taylor, au premier
ordre (l'ordre de grandeur de l'approximation est donné par le
paramètre
à la puissance 1).
De manière plus générale, si on suppose la fonction
fois
dérivable (la fonction
est dérivable de dérivée
,
étant
dérivable de dérivée
, qui est elle même dérivable de
dérivée
, ..., et ainsi de suite
fois), alors la formule
de Taylor à l'ordre
s'écrit:

où,
désigne factorielle
, et
désigne la dérivée n-ième de
(
,
,
, ...)
En utilisant cette formule, on peut alors donner une approximation,
par exemple de la dérivée seconde de
, en remplaçant
par
dans la formule à l'ordre 2:

puis en ajoutant les relations donnant
et
:

d'où,

et, avec les suites introduites précédemment (
et
),

On obtient ainsi une approximation de la dérivée seconde de la fonction.
Cette approximation rend accessible le calcul approchée des équations
différentielles du second ordre, et en particulier les équations de la
mécanique
(la relation fondamentale de la mécanique,
, où
est l'accélération, donc
la dérivée seconde de la position de l'objet ...)
De très nombreuses autres équations font intervenir les dérivées
secondes des fonctions recherchées; c'est le cas entre autre de
l'équation des ondes décrivant, comme son nom l'indique, la
propagation d'une onde acoustique ou électromagnétique.
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Modélisation de la propagation 1-D d'une onde
Voir aussi:
Méthodes numériques pour la résolution de problèmes